Comment rendre les funérailles plus écologiques ?

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Funérailles écologiques

Tandis que les pratiques actuelles d’incinération que sont la création et l’inhumation sont accusées de polluer notre environnement, des alternatives plus vertes pourraient bien se développer.

Et si les funérailles se faisaient écologiques ?

La mort et l’écologie

Si l’écologie est aujourd’hui un sujet récurrent dans notre quotidien, il n’est pas rare d’organiser des événements allant dans ce sens comme des mariages, des baptêmes ou encore des communions dites écoresponsables.

On fait plus attention à la décoration, aux matériaux choisis pour les faire-part. On cherche à proposer un buffet bio et local, tandis que certaines mariées vont jusqu’à louer leur robe au lieu d’investir dans un achat qui ne sera porté qu’une seule fois.

D’un autre côté, il existe un événement auquel on pense moins en termes d’écologie, c’est notre mort, nos funérailles.

Et si l’on prolongeait l’engagement environnemental de chacun en réduisant l’empreinte écologique sur la planète, même après notre mort ?

Crémation et inhumation : 2 pratiques à reconsidérer

À propos de l’inhumation

La mise en terre d’un être humain n’est pas sans conséquence sur la préservation des sols.
En effet, l’inhumation dégage environ 833 kg de CO2 dans tout son processus, soit l’équivalent de 12 % des émissions d’un Français sur une année. Pourquoi ?

Beaucoup de cercueils utilisés sont en bois comme matériau principal et quand on sait qu’il faut l’équivalent d’un chêne de 80 ans pour construire 5 cercueils, on comprend l’incidence sur notre environnement.

En parallèle, l’utilisation de cercueils biodégradables fait économiser :

  • 31 500 km² de forêts/an ;
  • 6 millions m³ d’eau ;
  • 35 L de fuel.

Avec près de 500 000 décès chaque année en France, on n’ose imaginer le nombre d’arbres à abattre pour la fabrication des cercueils.

De plus, la préservation du corps, qui est une étape préalable à la mise en bière, requiert l’utilisation de produits toxiques (pouvant aller jusqu’à 10 L de formol pour préparer un seul corps dans certains cas).

Et que dire des linceuls qui sont aujourd’hui en matière synthétique alors qu’ils étaient en lin jusqu’à il y a encore quelques siècles ?

Enfin, les pierres tombales sont souvent conçues en granit ou en marbre et si elles en sont pas entretenues ni renouvelées, elles terminent leur vie à la casse et ne font pas l’objet d’une récupération ou de recyclage comme dans l’industrie cosmétique.

Et que dire de la crémation ?

Méthode de plus en plus plébiscitée, la création est une technique qui vise à brûler le corps d’un défunt.

En France, la crémation représente environ 3 % des émissions de gaz carbonique par Français. Pourquoi ?
Notamment à cause des gaz utilisés et au mercure des plombages dentaires, sans oublier les dioxines relâchées pendant la crémation.

Des alternatives écologiques existent

Plusieurs solutions voient le jour et se développent peu à peu pour avoir des funérailles plus vertes :

  • L’aquamation : pratique brevetée aux États-Unis, cette technique consiste à immerger un défunt dans une eau alcaline qui est chauffée entre 100 et 200°. Cette eau est associée à des agents (potassium et hydroxyde de sodium) qui vont dissoudre le corps. Au bout de 4 heures, les os sont devenus de la poudre puis recueillis alors dans une urne. Cette pratique est aujourd’hui interdite en France.
  • La promession : pratique scandinave qui vise à congeler le corps avec de l’azote liquide. Quand le corps est solidifié, il devient cassant et est réduit en particules fines à partir de vibrations. Cette technique ne libère aucune émission de CO2.
  • L’humusation : le corps du défunt est déposé dans un linceul biodégradable et enterré dans plusieurs couches de feuilles, de bois et de fleurs. Le corps termine son existence comme compost, pouvant être utilisé comme fertilisant pour arbre.

Pour toutes ces solutions où le corps redevient poussière, l’usage d’une urne biodégradable permet concrètement de réduire au maximum l’empreinte écologique.

Pourquoi ne pas placer l’urne dans un « bio-cimetière » et remplacer les traditionnels caveaux et pierres tombales par les arbres ?

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