Vélo et santé mentale : 15% moins d’antidépresseurs chez les cyclistes

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Une nouvelle étude souligne les bienfaits du vélo sur la santé mentale

Le vélo, un remède contre la dépression et l’anxiété selon une recherche écossaise

Une vaste étude menée à Édimbourg, en Écosse, renforce l’idée largement répandue chez les cyclistes : faire du vélo est bon pour le moral.

En combinant les données de 378 253 individus, âgés de 16 à 74 ans, recueillies lors du recensement de 2011 avec les dossiers de prescriptions médicales du NHS sur les cinq années suivantes, les chercheurs ont pu établir des liens significatifs entre la pratique du vélo et la santé mentale.

Il apparait notamment que parmi les personnes qui prennent leur vélo pour se rendre au travail, on observe une réduction de 15 % des prescriptions pour des troubles dépressifs ou anxieux en comparaison de ceux qui n’adoptent pas ce mode de transport.

Cette étude révèle également l’influence positive de la proximité des pistes cyclables, constatant qu’aucun participant habitant à environ un kilomètre d’une voie dédiée aux cyclistes ne souffrait de maladie mentale au début de l’étude. Il est à noter également que la présence de voies cyclables à proximité des habitations pourrait augmenter la valeur des biens immobiliers.

L’importance des infrastructures pour la santé mentale

Dr Laurie Berrie de l’École des GéoSciences offre des précisions sur la méthodologie : en exploitant le fait que des individus aux profils similaires sont plus enclins à se rendre au travail en vélo ou vélo électrique s’ils résident à proximité d’une piste cyclable, les chercheurs ont pu recréer les conditions d’un essai contrôlé randomisé.
Cela a permis de comparer la santé mentale des cyclistes par rapport aux autres usagers disposant d’autres moyens de transport.

Les résultats de l’étude mettent en exergue que cet effet bénéfique était d’autant plus marqué chez les femmes que chez les hommes.
Cela dit, il est important de noter que les femmes cyclistes font face à des défis particuliers, notamment le harcèlement sur la route, problème moins fréquent dans les zones dotées de pistes cyclables séparées de la circulation générale.

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Les retombées d’une politique de promotion du vélo

Le professeur Chris Dibben, également membre de l’École des GéoSciences, évoque les implications de ces découvertes : encourager le vélo comme moyen de transport quotidien par le biais d’investissements dans les infrastructures cyclables offre des avantages considérables.

Non seulement cela pourrait améliorer la santé mentale de la population, mais pourrait également contribuer à la réduction des émissions de carbone, des embouteillages et de la pollution de l’air.

Ces observations enrichissantes sur le lien entre la pratique du cyclisme et le bien-être mental ont été publiées dans l’International Journal of Epidemiology.
Les politiques urbaines qui facilitent l’utilisation du vélo en ville promettent donc des avantages à la fois sur le plan personnel pour les citoyens, mais aussi sur le plan collectif pour la société toute entière.

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