Royaume-Uni : controverse sur la nouvelle législation concernant la puissance des vélos électriques

Nouvelle législation sur la puissance des vélos électriques au Royaume-Uni
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Sommaire

Évolutions proposées pour la législation des vélos électriques au Royaume-Uni rencontrent l’opposition

La controverse sur l’augmentation de la puissance des moteurs

Les récentes propositions du gouvernement visant à augmenter la puissance légale des moteurs des vélos électriques, permettant de passer à 500W, et autorisant les vélos électriques avec une accélération au guidon jusqu’à 25 km/h ont fait l’objet de critiques.

Ces changements, jugés “inutiles” et “dangereux”, ont été mal accueillis par l’Association des fabricants de bicyclettes (Bicycle Association – BA) et l’Association des commerçants de cycles (Association of Cycle Traders – ACT).

En février, le ministère des Transports (Department for Transport – DfT) a annoncé ces changements dans le but de rendre les cycles à assistance électrique (EAPCs) plus attractifs et viables pour une plus grande partie de la population. Cependant, la BA et l’ACT ont recommandé de manière appuyée à l’industrie de s’opposer à ces modifications, en soulignant que la réglementation actuelle “fonctionne bien dans l’ensemble” et que d’autres pays témoignent d’un potentiel de croissance considérable.

Les vrais leviers de croissance du marché des vélos électriques

Pour ces associations, il n’y a pas de preuve convaincante que ces modifications stimuleraient significativement la demande. Au contraire, elles soutiennent que les réels moteurs de croissance des ventes de vélos électriques résident dans le développement d’infrastructures cyclables plus sûres et la mise en place d’incitations à l’achat pour les rendre financièrement abordables.

Les inquiétudes du secteur face aux changements suggérés

Les organismes de commerce indiquent que cela prendra du temps aux fournisseurs réputés pour fournir des produits sûrs et testés répondant aux nouvelles spécifications. Ils préviennent que, à court terme, ces modifications pourraient inciter les consommateurs à acheter en ligne des produits de 500W à haut risque d’incendie ou à modifier eux-mêmes leurs vélos électriques existants, ce qui pourrait également comporter des risques d’incendie.

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À plus long terme, ils s’alarment du risque de voir l’ensemble des vélos électriques soumis à la réglementation des cyclomoteurs parce que la nécessité de pédaler serait moindre. Ils soulèvent également les dangers potentiels engendrés par des vélos électriques plus puissants et plus lourds circulant sur les pistes cyclables, ce qui pourrait conduire à un resserrement réglementaire encore plus strict.

Les perspectives pour les nouveaux types de véhicules

Même si l’industrie salue l’innovation et le potentiel des nouvelles catégories de véhicules de micromobilité, les propositions actuelles n’établissent pas, selon les associations, un cadre durable pour ces nouvelles opportunités.

Elles recommandent fortement que tout nouveau type de véhicule, qu’il s’agisse des vélos électriques à accélérateur de 500W ou des trottinettes électriques, soit introduit dans le cadre complet du LZEV (framework approach), déjà proposé par le gouvernement actuel, afin de fournir des réglementations spécifiques à chaque nouveau type de véhicule, sans modifier de manière significative la réglementation éprouvée des EAPC.

Les risques pour la sécurité et l’impact sur le marché des cycles

Charité Cycling UK a également exprimé des préoccupations le mois dernier, qualifiant les propositions de “risque de sécurité énorme” pour les piétons et autres cyclistes. Ils ont mis en avant que l’augmentation de la puissance entraînerait une accélération plus rapide et des vélos plus lourds, ce qui est source d’inquiétude.

Les acteurs du secteur soulignent qu’une distinction floue entre les vélos électriques et les cyclomoteurs pourrait induire une réaction réglementaire défavorable qui diminuerait considérablement l’attrait de l’ensemble de la catégorie des vélos électriques. Cela pourrait s’avérer désastreux pour le commerce des cycles. L’appel est lancé auprès des détaillants et leurs clients pour qu’ils expriment leur avis et répondent à la consultation en cours.

L’appel à la mobilisation de l’industrie

Steve Garidis, directeur exécutif de la BA, soutient que ces changements, bien qu’ils puissent paraître séduisants à première vue pour certains utilisateurs, altèrent fondamentalement la nature du vélo électrique. Ceci risque de remettre en question son statut qui lui permet d’être traité comme un vélo et non comme un cyclomoteur au regard de la loi. Un appel est donc lancé à l’ensemble de l’industrie pour répondre à cette consultation, et ce, afin de préserver la liberté d’utilisation des vélos électriques en tant que bicyclettes.

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La consultation a débuté le 29 février et se poursuivra jusqu’à 23h59 le 25 avril.

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